(Données Banque de France)
Au niveau national, les données de la Banque de France anticipent une croissance du PIB de l’ordre de 1% en 2024 ; il n’y a donc pas de récession. C’est une bonne nouvelle.
- L’inflation devrait être maîtrisée à 2.5% en 2024, à rapprocher du taux de 5.7% en 2023 ; c’est également une bonne nouvelle.
- Enfin, le taux de chômage restera quant à lui, relativement stable sur l’année en cours : 7.3% en France contre 6.3% en région AURA.
- La question qui se pose est celle de la productivité (déjà abordée dans une newsletter précédente). La moindre productivité de la France repose sur une explication multifactorielle : un moindre investissement des entreprises avec une conjoncture économique et politique, incertaine ; mais aussi l’apprentissage qui s’impose dans toutes les entreprises, notamment les TPE-PME ; et enfin, un taux de chômage qui stagne, voire qui décroit légèrement : la compétence est de plus en plus difficile à trouver.

En région AURA, l’activité de l’industrie a tendance à baisser, notamment dans le secteur automobile et pour les entreprises fournisseurs de bâtiments ; pour les services marchands, le niveau de trésorerie baisse (compte tenu du remboursement des PGE) ; et pour le bâtiment, les carnets de commande baissent, hormis pour les entreprises qui interviennent en région Parisienne et qui ont le retour bénéfique des Jeux Olympiques. Concernant enfin les Travaux publics, la commande publique reste importante notamment sur le volet Travaux. Le second œuvre reste assez solide via les rénovations à réaliser.


- Quant à l’indicateur lié à l’emploi intérimaire, souvent signe de vitalité ou de stagnation de l’activité, il reste à la peine et connait une baisse régulière depuis 2023. Son niveau actuel est inférieur à celui de 2019 à la même période. Le recul de l’emploi intérimaire est particulièrement marqué dans le secteur de l’industrie (-37%) et dans celui de la construction (- 17%).
- Pour l’année 2025, compte tenu d’une situation économique et politique incertaine, une inquiétude est partagée entre les différents acteurs économiques, avec des incertitudes… Reste à savoir si la croissance sera au rendez-vous.


